« Séminaire CODIR » et « séminaire COMEX » désignent rarement le même travail. La différence n'est pas de vocabulaire : elle tient à ce que l'instance a le pouvoir de décider.
Ce qui distingue les deux
Un comité de direction réunit les responsables des grandes fonctions autour du dirigeant. Il pilote l'exécution : priorités, arbitrages de moyens, coordination entre directions. Ses sujets ont une prise directe sur le quotidien des équipes.
Un comité exécutif est plus resserré et plus stratégique. Il engage l'entreprise sur des trajectoires longues, parfois devant un actionnaire ou un conseil. Ses arbitrages portent sur le périmètre lui-même, pas seulement sur son exécution.
Ce que le séminaire CODIR travaille
Le plus souvent, la coordination et la cohérence. Le symptôme typique : chacun tient sa direction correctement, et le collectif n'existe que dans l'agenda. Les arbitrages se font en bilatéral avec le dirigeant, les décisions se rejouent après la réunion, et les managers reçoivent des signaux contradictoires.
Le séminaire sert alors à rendre le collectif opérant : un cap commun, des règles de fonctionnement explicites, et une gouvernance qui dit qui décide quoi.
Ce que le séminaire COMEX travaille
Plus souvent le cap et les renoncements. À ce niveau, la difficulté n'est pas de coordonner mais de choisir : quels chantiers on arrête, quel périmètre on cède, ce qu'on assume de ne pas faire. Le format y est généralement plus court et plus dense, et la préparation individuelle plus lourde.
Le comité élargi, un troisième cas
Élargir un séminaire au N-1 change la nature du travail. On y gagne l'ancrage : ceux qui exécuteront ont participé. On y perd la franchise sur certains sujets, qui ne se disent pas devant un cercle large.
La règle que nous appliquons : on n'élargit jamais un séminaire pour faire plaisir. On l'élargit quand le sujet a besoin de ceux qui le porteront, et on le dit à l'avance.
